Un extrait du tome 3 ?

Bonjour, bonjour !

 

Un peu de temps depuis que je suis passée par ici ! Il faut dire que j’étais pas mal occupée. Le tome 2 est en vente depuis quelques mois et plaît aux lecteurs, ce qui me plait énormément ! Une question revient sans cesse en attendant : Quand sort le tome 3, on reste sur notre f(aim)in ! Eh bien, je vous propose un extrait de celui-ci, un de mes passages préférés ! (texte susceptible d’être modifié d’ici la publication ^^)

Vous êtes prêts ? Let’s go !

 

Laura et Eris se regardèrent et décidèrent de faire demi-tour. Elles se retrouvèrent dans une impasse.

— Mince, par où fallait-il aller ? lança Eris, contrariée.

— Ce n’était pas vers l’Ouest ? Il me semble qu’on avait tourné à…

— La charité par pitié, j’ai faim…

La voix de l’homme les fit sursauter toutes les deux. Elles se retournèrent précipitamment et le virent en face d’elles, debout et courbé sur un bâton lui servant de canne. Il semblait âgé d’après son apparence, mais la voix qu’il utilisait était bien trop jeune pour que son âge soit aussi avancé.

— Nous n’avons pas d’argent. On nous l’a volé hier. Allez voir ailleurs si on peut vous donner de quoi manger, lui lança Eris, tenant Laura par le bras pour l’éloigner de la ruelle dans laquelle elles étaient.

Elles passèrent à côté de l’homme, mais celui-ci les bloqua à l’aide de son bâton et se tourna vers elle, la tête toujours baissée sous sa cape.

— Personne n’a d’argent ici. Vous devez bien avoir quelque chose à donner…

La voix qu’il utilisa fut bien plus rude et puissante qu’au début, lorsqu’il se faisait passer pour un vieillard. Eris recula avec Laura, tentant de s’éloigner de l’homme. Celui-ci baissa sa capuche, dévoilant son visage. La première chose qu’elles purent distinguer fut qu’il était vraiment beau. Son visage carré lui donnait un air très viril. De plus, il portait une barbe de deux ou trois jours. Ses cheveux bruns n’étaient pas coupés mais coiffés convenablement. A croire qu’il se faisait un brushing chaque matin… Les yeux d’un bleu profond semblaient rieurs et il les regardait avec amusement. Eris ne lui donnait pas plus d’une vingtaine d’années. Pourtant, sa voix en paraissait plus.

Il s’amusait à faire passer son bâton d’une main à l’autre.

— Soyez gentilles, vous avez bien un collier ou deux…

— Bon écoutez, on est pressées. Quand on dit qu’on n’a rien, c’est qu’on n’a rien ! s’énerva Eris.

Eris s’avança en tirant Laura par le bras et la jeune fille fixait avec peur l’homme qui les regardait en plissant les yeux. Il tira Eris par le bras d’une force à laquelle elle ne s’attendait pas. Cela la fit couiner, une fois de plus et elle se tourna vivement alors qu’il approchait son visage du sien,  l’air menaçant.

— Ton argent ma poulette ou je te plume…

Eris ne sut ce qui l’agaça le plus : l’air amusé de l’agresseur ou de se faire traiter de poule une nouvelle fois. Elle leva les yeux au ciel en soufflant, provoquant une réaction étonnée de la part de l’homme.

— La poule te dit d’aller faire le coq ailleurs !

Eris se concentra juste assez pour l’envoyer voler devant elle, puis le projeta contre le mur du fond de l’impasse. L’homme se releva en vitesse, perturbé par ce qui venait de se passer. Ce qui inquiéta les deux jeunes femmes ne fut pas le juron qu’il lança juste après s’être relevé. Non, ce qui les inquiéta, ce fut plutôt le grognement sourd qui s’échappa de sa gorge, suivi d’une lueur qui enveloppa ses yeux. Eris et Laura se lancèrent un regard compréhensif et prirent leurs jambes à leur cou. L’homme les poursuivit en poussant un hurlement bestial, les terrorisant encore plus.

— Mais Eris, repousse-le ! s’indigna presque Laura en la devançant.

— Vu comme il est furieux, mieux vaut ne pas traîner ! Darrel était dans le même état la dernière fois que je l’ai balancé dans l’étang !

— Tu l’as jeté dans l’étang ? Sérieusement ?

Eris allait répliquer mais l’inconnu fit un bond en avant et se plaça devant elles, leur barrant la route. Ses traits étaient nettement moins gracieux, déformés par la fureur.

— Comment as-tu fait ça ? demanda-t-il à Eris.

Il avait plus de mal que Darrel à se contrôler, une couche de poils se formait sur sa peau et ses doigts s’allongeaient avec des ongles exagérément longs.

— Tu n’aimerais pas que je recommence, lâcha Eris, moins sûre d’elle qu’elle ne l’espérait.

— Recommence et je la tue, elle… lui répondit-il en pointant Laura avec son doigt.

Laura se cacha derrière Eris, inquiète. Eris commença à peine à le repousser mentalement, le faisant glisser sur le sol, quand deux hommes firent irruption à côté d’elles, les faisant hurler de peur.

— Gret, pars d’ici, j’ai pas fini avec elles ! lança le loup-garou à l’un des deux hommes.

— Kaal, qu’est-ce que tu fais ? Tu veux retourner dans ta cellule ? Tu sais que c’est interdit de se transformer dans la cité.

Ainsi, le loup-garou prêt à les attaquer se nommait Kaal. L’autre homme, Gret, trapu et le visage bronzé, avait des airs hispaniques. Curieux lorsqu’on savait que ce genre de pays n’existait pas dans ce monde. Il avait de longs cheveux noirs qui étaient coiffés en une tresse épaisse, lui retombant dans le dos. Il était torse nu et ne portait qu’un pantalon en cuir noir. Eris distingua un tatouage sur son omoplate, en forme d’un A. Il se  plaça devant Eris et Laura et grogna après le dénommé Kaal.

Chouette, un clan de loups-garous, il ne manquait plus que ça, se dit Eris.

Le second homme les regarda et s’avança vers Kaal. Il était plus frêle et plus petit. Il semblait venir tout droit d’un groupe de Scouts et prêcher la bonne parole tant il semblait serein. Il était moins musclé que les deux autres hommes présents, et portait uniquement une tunique en lin vert clair et un pantalon dans les teintes plus foncées de couleur identique. Il ne portait pas de bottes, comme ses comparses, mais des genres de sandalettes. Eris trouva qu’il contrastait énormément avec les deux autres.

— Allez Kaal, calme-toi, lui dit-il.

Gret se tourna vers Eris et fronça les sourcils.

— Comment avez-vous fait pour le mettre dans un état pareil ?

Eris regardait l’autre homme parler à Kaal, avec des paroles apaisantes. Cet homme était-il une sorte de chaman tentant de le calmer avec un pouvoir particulier ? Cela sembla fonctionner car Kaal retrouva ses traits d’antan, bien plus beaux que ceux du loup-garou qui l’habitait. Eris reporta son attention sur Gret.

— Rien de particulier, mentit-elle.

— Rien de particulier ? Tu veux rire ! Elle m’a poussé rien qu’en me regardant ! s’agaça Kaal, la détaillant du regard comme une bête de foire.

Les deux autres hommes se tournèrent vers elle, puis se regardèrent avant d’échanger une expression similaire : ils venaient de percer l’identité d’Eris.

— Par les landes d’Izraar… que fait la reine de Métarys à Opale ? lança Gret.

Eris resta estomaquée par la simplicité dont il fit preuve pour la citer alors qu’il ne la connaissait pas le moins du monde.

— Quoi, c’est la reine ça ? demanda Kaal, étonné.

— Peu de personnes peuvent utiliser le mental pour repousser quelqu’un. Peut-être Iduna, la prêtresse. Et aux dernières nouvelles, Métarys a retrouvé une reine… Rénis ?

Eris leva les yeux au ciel en soupirant.

— Eris, merci.

— Oui Eris, c’est ça. Que faites-vous ici ?

— On s’en moque de ce qu’elle fait ici, elle va nous rapporter un beau paquet de kélas !

Les kélas étaient la monnaie courante utilisée dans ce monde, Eris l’avait appris lors de ses leçons avec Balario à l’époque. Leurs valeurs étaient différentes selon leur grosseur. Eris n’avait pas vraiment l’œil expert, donc elle se trompait parfois sur la somme qu’elle devait donner. Ainsi, Kaal espérait peut-être prendre Eris en otage et demander une rançon au château ?

— Ce n’est pas une mauvaise idée… lança Gret en se grattant la joue et en regardant Eris, tel un prédateur.

Eris fronça les sourcils, ne se démontant pas.

— Touchez-moi et je vous encastre dans le mur du fond comme votre ami, lui dit-elle.

Gret releva un sourcil, surpris. Son air hispanique lui donna un air enfantin avec cette expression.

— Je ne vous le conseille pas si vous ne voulez pas mourir dans d’atroces souffrances sous les crocs de loups-garous.

— Alors laissez-nous partir, nous n’avons pas d’argent, un voleur nous l’a pris en arrivant ici.

— Ça je le sais, il n’y avait pas grand-chose dans vos bourses… lança Kaal en sortant l’une des fameuses bourses de sa poche de pantalon.

— Eh ! C’est la mienne sale voleur ! lança Laura en voulant s’approcher pour la lui reprendre.

Kaal eut un sourire amusé et fit voler la bourse dans ses mains en la regardant. Il la lui plaça au-dessus d’elle, la dépassant largement et lui dit :

— Allez saute petite puce, et si tu es sage, tu auras une récompense…

Laura sauta, effectivement, pour attraper sa bourse, faisant rire Kaal qui remontait cette dernière au fur et à mesure.

— Kaal, arrête de jouer… lui dit Gret.

— Attends, je veux voir si elle saute haut.

Eris regardait la scène avec une envie folle de pousser le loup-garou qui prenait  un malin plaisir à jouer avec Laura. Elle ouvrit grand les yeux lorsqu’elle vit celle-ci se rebeller en donnant un grand coup de pied dans le tibia de Kaal. Ce dernier ne flancha pas vraiment, mais fut surpris par le coup porté par la jeune fille et grogna. Gret la fit reculer en plaçant sa main devant lui pour arrêter Kaal.

— Bon on arrête de faire mu-muse. On les emmène, on avisera après.

— Pardon ? Vous nous emmenez ? Vous voulez rire ? lui demanda Eris.

Gret se tourna vers elle une nouvelle fois et haussa un sourcil.

— Kaal a raison, vous nous rapporterez plus de kélas que si on kidnappait plusieurs nobles d’affilée.

Eris sentit la colère monter en elle, ce qui lui permit d’accentuer le pouvoir qui bouillait dans ses veines. Se concentrant au maximum, elle rassembla la force en son point le plus fort comme lors de ses entraînements et se concentra sur Gret. Cette fois-ci, elle ne se contenta pas de le faire glisser sur le sol, mais le propulsa directement vers Kaal, faisant chuter celui-ci une nouvelle fois. Le troisième homme présent, resté en retrait, les regarda toutes les deux avec ahurissement avant de commencer à se transformer.

— Laura ! On s’en va ! hurla Eris.

Les deux femmes se remirent à courir pendant que l’homme se transformait, et que les deux autres se relevaient, se préparant également à leur métamorphose. Eris ne courut jamais aussi vite de sa vie et dévala l’allée qui conduisait à une rue principale. Les grognements des trois loups-garous retentirent non loin derrière elles et elles accélérèrent.

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Le tome 2 est disponible en kindle !

Et voilà ! Si vous êtes impatients de lire le tome 2, en attendant sa diffusion en version papier, il est disponible en numérique, sur le site d’Amazon !

 

Métarys l’ortalyte

 

Alors, n’hésitez plus si vous voulez savoir la suite des aventures d’Eris et de Darrel !

 

La version papier ne devrait plus tarder, je dois attendre l’exemplaire témoin qui me permettra de vérifier la bonne mise en page et la recherche d’éventuelles coquilles qui seraient passées à la trappe.

 

A très vite, pour la suite !

Nouvelle couverture !

La voilà enfin ! La nouvelle couverture créée par Gaelle Faery pour le tome 2 de Métarys !

Elle y aura passé du temps afin de la fignoler et suivre mes indications. J’ai été sûrement pénible, je l’ai fait modifier un tas de choses pour que l’image que j’avais en tête colle le plus fidèlement à cette scène-clé du tome 2. Elle plaira ou pas, après tout, chacun ses goûts, moi j’adore toujours autant son travail. Qui pourrait aussi bien interpréter mon monde qu’elle ? Je crois que personne ne pourrait suivre mon imagination comme elle. Elle a su trouver les personnages qui collent à mes envies. Bon, forcément, Darrel ou Eris peuvent ne pas correspondre à l’image que chacun s’en fait, mais c’est comme pour chaque histoire. Sachez juste que cette scène est très bien représentée.

A présent, à mon tour d’avancer dans la publication du tome 2, et là, ça risque d’être le moins drôle… pour moi.

 

A bientôt !13923320_922280014584304_8802912350427571924_o

Un extrait ?

Comme j’avance dans la correction du tome 2, je me suis dit que j’allais vous poster un petit extrait. Un des passages que j’apprécie d’ailleurs. Il vous mettra peut-être en haleine pour la suite ? Je l’espère en tout cas !

 

Une nouvelle fois, Darrel ne lui laissa pas le temps de parler, et sauta directement en bas. Eris le vit se réceptionner avec délicatesse puis se relever. Elle tourna la tête lorsqu’elle le vit aller marquer son territoire, comme il le lui avait dit et s’empêcha de rire. Elle l’entendit s’éloigner au pas de course et regarda à nouveau. Il avait déjà disparu. L’attente commença alors pour elle et elle s’assit sur le matelas. Elle somnola quelques minutes avant d’être réveillée par des hurlements assez proches. Se relevant en vitesse, elle accourut jusqu’à la rambarde pour regarder en direction de l’étang dont Darrel lui avait parlé. Elle vit alors plusieurs loups-garous hurler à la lune, comme s’ils chantaient à l’unisson pour l’astre luisant. Certains se déplacèrent de côté, tournant autour d’autres, quand deux d’entre eux se mordirent le cou mutuellement.  Eris chercha Darrel du regard, espérant le reconnaître parmi tous ces montres, mais c’était chose impossible. Ils se ressemblaient énormément, surtout à cette distance. Elle en vit deux se grogner après, avant de se jeter l’un sur l’autre. Leur lutte était impressionnante, même de l’endroit où se tenait Eris. Elle entendait le claquement de leurs crocs et elle faillit tomber en avant en s’appuyant un peu trop sur le garde-corps, tant elle était abasourdie par le spectacle qui s’offrait à elle : mélange de sauvagerie et de beauté animales.

Eris n’entendit que tardivement le grognement inquiétant en bas de l’arbre dans lequel elle était perchée. Elle se pencha un peu en avant et aperçut un loup-garou qui rôdait au pied de l’arbre, reniflant l’air. Elle espérât que l’odeur laissée par Darrel dissuaderait son visiteur de monter la rejoindre. Au loin, les hurlements reprirent, emplissant la nuit de leurs sons inquiétants et irréels. De simples loups se joignirent également au chant de leurs cousins. Leurs hurlements en devinrent presque soporifiques et Eris se vit tomber lourdement sur le plancher, se mettant en position de tailleur en continuant d’écouter les hurlements. Lorsque le loup-garou qui se tenait en bas finit par sauter sur le plancher, Eris se mit à hurler et reculer au fond, le plus éloigné possible de lui. Il ne s’agissait pas de Darrel, celui-ci avait une tache blanche au niveau de son poitrail de couleur grise. Darrel était noir avec quelques traces de marron dans le pelage. Le loup-garou qui se tenait en face d’elle était bien plus petit que son protecteur habituel mais tout aussi menaçant. Ses crocs jaillissant sous ses babines retroussées, il avança vers elle d’un air offensif. Eris heurta la rampe avec sa tête et chercha un moyen de fuir, en vain. Mais avant qu’elle n’ait l’idée que son pouvoir pouvait la sortir de ce mauvais pas, ceci n’étant pas encore instinctif, un autre loup-garou fit son apparition, dépassant l’autre de trois bonnes têtes. Cette fois, elle reconnut Darrel. Celui-ci se mit à grogner lourdement après son congénère et à avancer vers lui d’un air encore plus dangereux que le second.

Le loup-garou étranger tenta de montrer aussi les crocs et de s’avancer vers lui pour s’imposer, mais ce fut peine perdue, Darrel le dominait déjà de toute sa hauteur. Il le repoussa violemment d’un coup de tête et le projeta par-dessus le parapet avant d’hurler comme pour annoncer sa victoire. Eris entendit le second loup-garou piailler et grogner avant de retrouver le calme nocturne de la forêt. Seulement, le loup-garou en face d’elle à présent était loin d’être aussi calme que les bois les entourant. Même s’il s’agissait de Darrel, celui-ci ne lui inspirait pas plus confiance que son adversaire. Elle ne bougea pas d’un centimètre alors qu’il se rapprochait d’elle, le regard luisant d’une douce folie meurtrière, et elle se demanda si elle finirait comme repas du soir à son bras-droit. Alors que Darrel approchait, les babines retroussées et les crocs saillants, la bave dégoulinant de son menton sanguinolent, elle resta à nouveau prostrée, incapable de bouger. Elle respira bruyamment et eut le souffle coupé lorsque la tête de Darrel se retrouva à deux centimètres de sa gorge, la respirant longuement, reniflant son odeur dans le creux de son cou. Sa lèvre trembla et elle couina lorsqu’elle sentit les deux crocs venir la mordiller à cet endroit sensible.

— Darrel, arrête je t’en prie… le supplia-t-elle, espérant qu’il n’allait pas la dévorer.

Un grognement fut sa seule réponse. Sa longue main pourvue de poils s’avança sur son visage et l’une de ses griffes vint la caresser au niveau de la joue, comme il l’avait fait lorsqu’il lui avait révélé son don dans son salon. Il reposa sa tête au creux du cou d’Eris et elle l’entendit respirer son odeur. Sa gueule s’ouvrit largement et elle sentit ses crocs sur sa peau. Elle hurla alors que les dents aiguisées de Darrel pénétraient les chairs et quelques secondes plus tard, un bruit identique à un long sifflement lui parvint aux oreilles. Darrel se mit à hurler en se reculant vivement et en se cabrant.

— Eris ! Recule ! lança la voix de Marie.

Eris, encore sous le choc, recula le plus loin possible de Darrel qui arracha un morceau de rambarde. Marie aida la jeune femme à se relever et la plaça derrière elle, la défendant du monstre leur faisant face. Eris remarqua qu’elle avait dans les mains une arbalète et des flèches disposées dans un sac accroché à sa taille par une ceinture. Lorsque son regard se porta à nouveau vers Darrel, elle vit que  l’une des flèches était plantée dans sa cuisse. Pas étonnant que le loup-garou ait autant hurlé.

Eris crut que Darrel allait se transformer à nouveau, mais au lieu de cela, il sauta par-dessus le parapet de fortune et s’enfuit en émettant des râles.

— Je savais que ça tournerait mal. Pourquoi t’a-t-il emmenée ici, avec tous ces mâles ?

La blessure causée par les crocs de Darrel rappela Eris à l’ordre et elle grimaça tout en posant la main sur la plaie. Elle sentit le liquide visqueux sous ses doigts et elle paniqua.

— Oh non…

— Fais voir ! lui dit Marie en s’approchant avec une des pierres magiques à énergie,  utilisées par les habitants de Métarys.

Elle l’approcha du cou d’Eris et siffla.

— Ça va, je m’attendais à pire. Il ne manquerait plus qu’il te transforme en louve…

Eris écarquilla les yeux. Allait-elle se transformer à son tour ?

— Je… je vais devenir un loup-garou ?

Marie lui sourit en récupérant un morceau de sa tunique pour l’appliquer sur la plaie d’Eris.

— Il faut bien plus qu’une petite écorchure pour ça. Soit le loup-garou te mord à la base du cou et sectionne ton artère afin de te tuer, ou il peut aussi t’éventrer… soit il te mord dans le dos au niveau de la nuque à un endroit bien précis et là… oui tu te transformes lors de la lune suivante.

— Il voulait me tuer ? s’inquiéta Eris en appuyant sur le bout de chiffon.

— Ça ressemblait plus à une déclaration mâle/femelle selon moi. C’est sûrement dû au fait que Mick était là : il a marqué son territoire.

— L’autre loup, c’était Mick ?

Marie acquiesça et s’installa en tailleur sur le plancher.

— Il est encore jeune et ne se maîtrise pas correctement. Martin l’accompagne ; mais comme il s’occupe de Jonas ce soir, il n’a pas dû se rendre compte que Mick s’était éloigné. Je…

Marie fut interrompue dans ses paroles par le bruit d’une personne qui grimpait à l’échelle. Elle fit signe à Eris de se taire et elles attendirent, la chasseuse braquant son arbalète en face d’elle, prête à tirer. Eris vit un éclair argenté briller au bout de la flèche et elle se demanda s’il s’agissait d’une arme spéciale anti loup-garou. La tête de Darrel apparut, il était essoufflé et eut quelques difficultés à se hisser sur le plancher. Il boitait. Eris remarqua qu’il était à nouveau nu et s’empressa de détourner le regard. Marie ne prit pas cette peine et fouilla sous le matelas pour en sortir un vieux pantalon en lin tout usé, qu’elle lui lança. Darrel le réceptionna, se leva difficilement et s’habilla, se moquant d’avoir un public devant lui alors qu’il était dans le plus simple appareil. D’ailleurs, Eris ne tourna pas la tête à ce moment-là et vit la marque laissée par la flèche, un peu plus tôt, au niveau de sa cuisse. Elle sentit à ce moment-là sa tête tourner et s’accrocha à la rambarde.

Voilà, ça sera tout pour l’instant 🙂 Je ne vous en dévoile pas trop, ça serait dommage…  Eh oui, pas facile tous les jours d’être une reine accompagnée d’un loup-garou !

A bientôt !

 

K.Caz

C’est pour quand, le tome 2 ?

Le premier livre rencontre son petit succès (notamment en livre numérique, ce n’est pas négligeable) et j’en suis très heureuse ! Le second tome est entre mes mains pour correction, rectifications, rajouts… bref, il me prend pas mal de temps, et trouver ce temps libre est un peu compliqué dans ma vie bien remplie. La couverture, toujours réalisée par Gaelle Feary, est aussi en préparation ; ayant eu un aperçu il y a peu, elle promet d’atteindre mes attentes ^_^.

Que dire du prochain tome ? Il sera un peu plus sombre, la mort va roder et les deux personnages vont avoir droit aux pirouettes de leurs émotions. De nouveaux personnages vont faire leur apparition, une nouvelle intrigue et surtout, Eris qui développera un peu plus son nouveau pouvoir… et en découvrir un côté un peu moins amusant. Tout ça, ce sera certainement pour la rentrée prochaine. Eh oui, ayant un mariage à organiser pour fin août, le livre viendra après, c’est que ce n’est pas de tout repos cette année 2016 chez moi !

A bientôt !

Les premiers avis !

Heureuse de voir que le livre plaît, les premiers avis sont tombés et j’en suis ravie ! Voici ce que l’on dit sur Métarys… à vous de voir si vous donneriez la même appréciation 😉

 

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Autant dire que je suis heureuse de voir autant d’enthousiasme pour mon premier livre !

Profitez aussi de la promo de Noël, jusqu’au 18 décembre, le livre est à moins de 15 euros et pendant deux jours, le kindle est aussi en baisse.

N’hésitez pas ! Pensez à vos cadeaux de Noël 😉

http://www.amazon.fr/M%C3%A9tarys-Sph%C3%A8re-Karla-Caz/dp/2955025003/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1442840134&sr=8-1&keywords=metarys

K. Caz

ENFIN !

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Et voilà, après de longs mois sous silence, de la peine à le modifier, à le corriger, à le mettre en place pour le téléchargement, j’ai la grande joie de vous annoncer la sortie officielle du premier tome de Métarys : la Sphère !

Autant dire que j’ai eu du mal à en voir le bout, mais cette fois, tout est bouclé !

Pour commander, en format papier ou Kindle, sur Amazon, c’est par ici : http://www.amazon.fr/M%C3%A9tarys-Sph%C3%A8re-Karla-Caz/dp/2955025003/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1442839414&sr=8-1&keywords=metarys

Et pour celles et ceux qui le souhaitent, un concours va être organisé afin de gagner une copie de Métarys, dédicacée.

https://www.facebook.com/metarys

Désolée pour mon absence, mais ce fut un travail laborieux et j’ai préféré m’y consacrer pleinement afin de vous satisfaire.

K.Caz

On approche de la fin…

Cela fait un petit moment que je n’ai pas donné de nouvelles. Un silence un peu long, je l’avoue, car un peu en manque d’inspiration et je me demandais comment parvenir à la réalisation finale du livre. La couverture est enfin achevée (juste la couleur du titre à changer). Il me faut modifier quelques parties du livre qui ne vont pas (les tirets n’ont pas le bon format entre autres).

A moi ensuite de créer la mise en page avec l’éditeur que j’ai choisi et ça risque d’être la partie la moins amusante !

Donc, d’ici peu, le livre devrait enfin sortir ! (pire qu’une grossesse dans la longueur sur ce coup-là !)

En attendant, un petit dessin réalisé par Gaelle Faery, la même personne qui réalise la couverture. L’Orzal, le monstre qui va suivre Eris durant son aventure :

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Non, pas de panique, il est très sympa ! 😉

A très vite pour la suite !

Nouveau départ…

Suite à quelques soucis avec la maison d’édition, je suis contrainte de recommencer la publication de Métarys. Ce qui fait que le livre sortira avec quelques semaines de retard. J’ai appris à être patiente, j’espère que vous le serez aussi… Le positif dans l’histoire : j’apprend de mes erreurs et je rencontre des personnes qui m’aident ! 

Et en bonus : la couverture sera enfin réalisée convenablement ! (et à mon avis, elle va être au top du top ^_^)

 

Bref… patience, patience… 

Alrik

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Alrik est un vampire. (forcément, si loup-garou il y a, vampire il y a aussi ! )

Comme tous les vampires, Alrik vit la nuit. Il peut être à la fois serviable, mais également se montrer égoïste s’il n’y trouve pas son intérêt. Cependant, il aidera Eris à accéder au trône qui lui revient (mais pas sans une compensation, pensez donc ! )

Très charmeur, de par sa nature magique qui enjolive son apparence afin de bluffer ses proies éventuelles, Alrik sait utiliser sa beauté et son charme. Eris a du mal à lui résister. Son regard hypnotise en un rien de temps et il a des capacités hors norme, qui le font rivaliser avec facilité avec Darrel.

Il reste très discret sur son passé, sa façon de vivre, mais se verra contraint d’expliquer ses habitudes et sa vie de buveur de sang à Eris, perdue dans ce monde inconnu.

S’il y a un personnage qui peut être une vraie girouette quant à son comportement, c’est bien lui ! Difficile à cerner complètement, mais terriblement envoûtant ! Il joue également de son humour narquois à loisirs et se montre moralisateur quand cela s’avère nécessaire (et avec Eris, c’est souvent le cas… ).

En résumé, Alrik vous fera certainement chavirer et une question se posera alors : lequel est le mieux : Darrel ou Alrik ? Ça, c’est à vous de choisir au fil des pages…

 

(dessin réalisé une nouvelle fois par Gaelle Feary, page facebook)